Les ambiances

Des paysages de forte valeur patrimoniale


Les grandes vallées sont habitées depuis des temps très anciens. Berceau de la civilisation elles recèlent de nombreux sites et monuments de forte valeur patrimoniale intimement lié à l’histoire économique de ces axes et aussi un patrimoine vernaculaire de grande qualité (habitat en rive, sur coteau ou sur les îles, vestiges de la navigation fluviale, ponts, quais, écluses, moulins…).

Mise en scène naturelle, jeux de lumières et de textures végétales, ondulations et ampleur des paysages ont par ailleurs souvent inspiré les artistes qu’ils soient peintres, poètes ou sculpteurs. Ces vallées véhiculent un patrimoine culturel et social fort, une identité régionale, nationale voire mondiale pour l’axe ligérien.

Ces axes de déplacements et de vie économique hier sont devenus aujourd’hui des axes de villégiature, de loisirs, des paysages préservés et souvent particulièrement protégés. La région a cependant conservé ce statut de vallées nourricières dans la mesure où elles accueillent souvent maraîchage, céréalicultures, horticulture, pacage du bétail, arboriculture et viticulture…


Un paysage à dominante horizontale, importance des jeux visuels au fil de l’eau ou des prairies

Suivant le socle géologique traversé, ces vallées sont plus ou moins larges et plus ou moins encaissées ; elles proposent cependant toutes dans des échelles et des proportions différentes un fond plat bordé de coteaux. Ce plan horizontal est occupé soit par l’eau soit par les prairies, cultures et pacages. L’eau porte le regard qui glisse sur la surface irisée et se perd parfois au loin. En effet, plus on se rapproche du littoral, plus l’ampleur du paysage est majestueuse voire monumentale. Le bocage structurant la plaine cloisonne le paysage, le maille et l’anime par la succession d’écrans végétaux qui augmentent souvent la profondeur et contribuent à la mise en scène des paysages par les cadres naturels qu’ils dessinent dévoilant tardivement ici la rivière, le fleuve ou le coteau opposé, là un château, une église ou un moulin, là encore une ferme, la levée, un pont.


Des coteaux marquants, structurant le paysage

La force des paysages de vallées tient souvent aussi à la force paysagère des coteaux, limites visuelles et fonctionnelles qui dessinent cet écrin préservé.

Qu’ils soient habités, cultivés, investis souvent par la vigne et l’arboriculture fruitière qui les soulignent et les dessinent par le rythme des lignes de culture, qu’ils soient boisés, escarpés et rocheux… ils constituent l’écrin, l’écran visuel sur lequel s’appuie le regard pour glisser sur le fond de vallée, mais aussi le lieu de belvédère qui permet une vue souvent plongeante sur l’ampleur de la vallée, mettant en perspective et en scène les jeux visuels dynamiques entre eau, patrimoine bâti et végétal.


Pour en savoir plus sur les témoignages des participants aux entretiens sur leur attrait pour les paysages de la Loire

Pour en savoir plus sur les témoignages des participants aux entretiens sur leur attrait pour les rivières, ruisseaux, canaux et plans d’eau

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