Les ambiances

La force de l’eau


Cela s’écrit comme une évidence mais ces paysages d’eau douce par excellence déclinent toutes les formes des marais au lac, des vallées inondables à la rivière encaissée avec un fond plat de prairies humides en passant par les canaux et fossés… Ces paysages sont dominés par la force de l’eau qui les façonne et les forge, qui les anime (jeux de reflets, de miroirs …), qui les structure (canaux, fossés, polders, rivières…), qui porte le regard. L’eau amène une végétation spécifique. Cette particularité contribue à une grande lisibilité paysagère et une appréhension facile du territoire même si les distances sont parfois difficiles à évaluer. Elles donnent aussi le sentiment de paysages simples et harmonieux dans leur vision d’ensemble globale.

Le rythme de l’eau

Sur ces zones au relief horizontal, l’eau calme, quasiment sans courant, est un véritable miroir qui reflète le ciel et l’horizon plus ou moins lointain. Les ambiances paysagères sont donc profondément marquées par les jeux de lumière sur l’eau et par le niveau altimétrique de l’eau qui influe sur l’usage de l’espace. Le rythme de l’eau, qu’il soit journalier comme dans les marais salants (impact des marées) ou saisonnier comme dans les marais d’eau douce, les basses vallées inondables (inondations souvent successives et répétées…) contribue à la mise en scène de ces paysages, à sa diversité chromatique des verts tendres riches et lumineux des prairies et pâtures au bleu limpide les jours de beau temps ou au gris métallique et mystérieux les jours nuageux.

Des paysages où l’implantation humaine est conditionnée par l’eau

Longtemps considérés comme hostiles les marais ou les zones humides ont souvent repoussé l’implantation humaine sur les franges, sur des ilots ou des tertres à l’abri de l’eau. De même les voies d’accès sont surélevées ou s’appuient sur les pieds de coteaux ce qui donne une composition de l’espace et une découverte des paysages tout à fait spécifique.


Des paysages dominés par l’horizontalité

Entre rivières, boires et prairies, l’horizontalité domine ponctuée, çà et là, de verticalités végétales. Le regard glisse sur l’étendue d’eau, de prairie, vers un village, un hameau, un château… ne buttant au loin que sur un coteau, une lisière boisée. L’inondabilité de ces paysages se traduit directement par des modes d’implantation du bâti en frange de marais ou sur des promontoires insulaires.
L’eau amène une végétation spécifique toute strate confondue. Les variations dans la trame végétale arborée développent tout un ensemble de jeux d’écrans, d’effets de cadres qui induisent et renforcent la perception de profondeur et par contraste soulignent l’horizontalité identitaire de ces paysages.

Paysage investi mais peu habité jouant sur l'horizontalité (marais breton vendéen)
Paysage investi mais peu habité jouant sur l'horizontalité (marais breton vendéen)

Pour en savoir plus sur les témoignages des participants aux entretiens sur leur attrait pour les paysages de marais et de zones humides

Pour en savoir plus sur les témoignages des participants aux entretiens sur leur attrait pour les rivières, ruisseaux, canaux et plans d’eau

Partager la page

S'abonner