Les sous-unités paysagères des coteaux du Layon et de l’Aubance


Cette unité paysagère qui se caractérise par la force des paysages viticoles mis en scène par un relief affirmé, les jeux d’alternance entre paysages ouverts et fermés, trouve des variations notamment dans l’expression du relief, les degrés d’ouverture des fonds de vallées… L’ensemble de ces critères permet de distinguer trois sous-unités paysagères :
  • Le plateau viticole de l’Aubance
  • Les coteaux du Layon
  • Le plateau viticole du Puy Notre Dame

Le plateau viticole de l’Aubance

Ce plateau viticole incisé de la vallée de l’Aubance, prend appui au sud sur les bois et forêts de Beaulieu et de Brissac. Il se caractérise par l’association entre bocage et viticulture avec un double gradient est-ouest très perceptible. (vignoble plus important à l’est vers le val d’Aubance). Les ondulations du plateau sont soulignées tantôt par les rangs de vignes, tantôt par les haies bocagères. Les fonds de vallons accueillent préférentiellement un bocage dense délimitant des prairies et parcelles cultivées. Ainsi, on trouve une alternance entre l’échelle intime des paysages fermés des fonds de vallons humides, densément végétalisés, et l’ouverture des paysages amples des plateaux ondulés.


Le jeu du relief associé à la trame végétale génère un large panel de vues : parfois courtes, parfois longues et dégagées. Clochers et silhouettes de bourgs au travers d’un cadre végétal constituent des points d’appel et révèlent la pression urbaine de l’agglomération angevine notamment aux abords de l’A87 autour de Mozé-sur-Louet mais aussi à l’est autour de Brissac-Quincé.

Les coteaux du Layon

Cette sous-unité des coteaux du Layon révèle toutes les ambiances de l’unité et propose un paysage de vallée dissymétrique avec un effet de paroi rocheuse marquée sur le coteau nord, des terrasses viticoles sur le coteau sud, de grandes ondulations viticoles et une ouverture de la vallée centrée sur Martigné-Briand. Les influences saumuroises et maugeoises se rejoignent. La sous-unité joue véritablement un rôle d’articulation entre Anjou blanc et Anjou noir, Saumurois oriental et Mauges occidentales.


La vallée du Layon est d’« humeur changeante », d’ampleur variable. Si elle présente toujours un profil encaissé et dissymétrique, le fond de vallée est parfois fermé, constitué de prairies bocagères denses dans une vallée étroite (autour de Martigné-Briand notamment), parfois au contraire plus ouvert, offrant un recul visuel sur les coteaux. L’importance de la céréaliculture sur le fond de vallée, entre les Verchers-sur-Layon et Saint-Georges-sur-Layon notamment, souligne les ondulations du relief et semble reléguer le bocage résiduel aux fonds humides. Les vues larges et dégagées permettent de découvrir ce paysage dans son ensemble, les vastes surfaces cultivées s’organisant de part et d’autre du cordon vert du Layon ondulant. De Thouarcé à la confluence du Layon et de la Loire, la vallée se resserre, le coteau rive droite s’accentue, le relief de faille domine, affleurements rocheux, secteurs de landes alternent avec les ondulations viticoles, l’urbanisation se densifie.

Le plateau viticole du Puy-Notre-Dame

La sous-unité du plateau viticole du Puy-Notre-Dame est un secteur sous double influence, une transition entre le couloir du Layon et l’unité du Saumurois. Elle s’articule autour des composants suivants :

  • une ossature équivalente au couloir du Layon avec des relations visuelles marquantes entre coteaux viticoles et un fond de vallées agricoles. La butte viticole du Puy-Notre-Dame constitue un relais entre les coteaux ;


  • le bourg du Puy-Notre-Dame, étagé sur la butte, offrant une structure ancienne équilibrée, un patrimoine médiéval remarquable, quelques caves et troglodytes. Sa silhouette nord est déstabilisée par les structures industrielles imposantes liées d’une part à la viticulture (coopérative viticole) d’autre part à l’activité de champignonnière (volumes imposants, cubiques, textures claires) ;

  • un fond de vallée de grandes cultures qui s’apparente quant à lui aux ambiances de la plaine de Doué-la-Fontaine : vaste étendue horizontale de cultures (céréaliculture principalement) ponctuée çà et là par une multitude de points de repères (un bosquet d’arbres, une parcelle de peupliers, un hameau…).

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