Les limites et continuités paysagères des plateaux du Baugeois


Description des limites

Les plateaux du Baugeois sont nettement dessinés par les coteaux aux profils très diversifiés du Loir au nord et du val d’Anjou au sud. Les limites est et ouest s’inscrivent quant à elles plutôt sous forme de transition douce ou de continuité :

Au nord le coteau du Loir
Entre Dissay-sous-Le-Lude et Les Rairies, les boisements denses, constitués de futaies de conifères en association des taillis, semblent absorber le coteau et se « répandre » dans la vallée constituant une limite épaisse en continuité avec le plateau. Quelques fenêtres ponctuelles offrent un belvédère sur la vallée du Loir une fois franchie la ligne boisée.




Entre Les Rairies et Seiches-sur-le-Loir, le coteau est plus perceptible, cultivé, arboricole, parfois boisé et aussi bâti. Ponctué de bourgs généralement implantés à mi-pente comme Lézigné, le coteau est souvent dominé par un élément bâti remarquable comme la Chapelle de Matheflon… La crête du coteau offre un belvédère sur la vallée du Loir qui marque clairement le changement d’unité.
Entre Seiches-sur-le-Loir et Villevêque, le coteau est très doux et à peine perceptible, la limite s’appuie notamment sur l’ancienne voie ferrée densément végétalisée et la voie de la Liberté (RD 323).

A l’ouest une transition vers l’unité paysagère de l’agglomération angevine.
La limite ouest est beaucoup moins nette. Elle s’articule sur la limite topographique douce et subtile du plateau baugeois. Cette transition douce vers l’unité paysagère de l’agglomération angevine est principalement marquée par un changement d’ambiance lié notamment à une plus nette platitude et à une très grande densité d’habitat. Cette transition s’adosse sur l’arc boisé (sur butte) entre le bois de Jarzé et celui de Bauné.

Au sud, la limite topographique du coteau (rive droite) de la vallée de l’Anjou, renforcée ponctuellement par des boisements importants fermant visuellement l’unité.
Le coteau souligné de bois est parfaitement lisible depuis le val. Depuis les plateaux du Baugeois, c’est le franchissement de la lisière boisée ou de la rupture topographique qui ouvre les vues et perspectives sur le val et marque le changement d’unité paysagère.


Les continuités paysagères vers les départements voisins

A l’est, une continuité vers le département d’Indre-et-Loire. L’unité paysagère des plateaux du Baugeois présente une continuité structurelle et paysagère parfaite vers le département d’Indre-et-Loire au niveau du bassin Savignéen et du large croissant boisé qui le ceinture (unités paysagères identifiées dans l’atlas de paysages d’Indre-et-Loire 2002). « Historiquement, le Savignéen fut une partie d’Anjou, rattachée à la Touraine en 1791. Cernée d’une ceinture boisée, cette région au nord-ouest du département d’Indre-et-Loire constitue véritablement une enclave baugeoise dense, présentant les mêmes caractères paysagers. »

Correspondance avec les atlas de paysages précédents

L’unité paysagère des plateaux du Baugeois correspond peu ou prou à l’unité dite du « Baugeois » de l’Atlas des paysages de Maine-et-Loire de 2002. Les adaptations des limites au nord s’appuient sur les continuités paysagères dans le département de la Sarthe jusqu’au coteau du Loir.

Dans l’atlas des paysages de la Sarthe, (2005), la vallée du Loir avait été considérée au-delà des coteaux :
« L’unité paysagère est particulièrement typée dans les vallées du Loir et de ses affluents ainsi que sur les coteaux. Ces secteurs typés influencent, au-delà des coteaux, de vastes territoires, composant de grandes zones de transition. Celles-ci correspondent à des ambiances distinctes malgré la présence de certaines des caractéristiques de l’unité paysagère "Vallée du Loir" : vergers de pommiers, peupleraies, bâti de tuffeau et d’ardoise, etc. Ainsi, passés les hauts de coteaux, l’observateur se trouve baigné dans des paysages variés qui peuvent être franchement ouverts (dominante de grandes cultures), ou localement semi-fermés à fermés avec des boisements plus nombreux (dominante de feuillus autochtones ou de plantations de pins maritimes selon la qualité des sols, notamment en rive gauche). A l’ouest de l’unité paysagère, les hauts de coteaux se caractérisent par un relief plan et un bocage arbustif associé à des boisements de feuillus. » (Source Unité Paysagère 4 de l’Atlas de paysages de la Sarthe de 2005). Cette explication illustre bien que les paysages hors coteaux peuvent être sous-influence du Loir sans pour autant être directement rattachés à l’unité. Ce choix, qui reste cohérent à l’échelle du département, ne pouvait être maintenu à l’échelle de la région dans la mesure où il aurait dû s’appliquer à toutes les vallées de cette envergure, ce qui n’était pas forcément opportun.

La modification du nom répond à la logique retenue dans l’atlas de paysages de la Région des Pays-de-La-Loire qui a pour ambition en termes de dénomination d’associer un mot décrivant le type de paysage (bocage, plateau, vallée…) et un mot décrivant la localisation (Anjou Maine, Vendée, Haut-Anjou…).

Consulter la carte interactive de correspondance entre l’atlas de paysages des Pays de la Loire et les atlas de paysages départementaux précédents.

Lien vers les atlas de paysages précédents ou voisins

Consulter l’Atlas des paysages de Maine et Loire (2002) – Unité paysagère du Baugeois
Consulter l’Atlas des paysages de la Sarthe (2005) – Unité paysagère de la Vallée du Loir (pour partie)

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