Les limites et continuités paysagères des marches entre Anjou et Bretagne


Description des limites

Cette vaste unité paysagère à la fois trans-départementale et trans-régionale trouve sa cohérence dans la structure orientée du relief souvent relayée par de grandes crêtes boisées ou de landes. C’est lorsque cette orientation du relief s’atténue de manière nette ou progressivement que le changement de paysage s’opère.

Au nord et au sud, l’unité est clairement délimitée par de grandes crêtes boisées orientées est/ouest :
Au sud, la longue lisière de la forêt d’Ancenis marque la limite avec le val d’Erdre aval ; cette ligne boisée marquante est relayée sur la crête de l’Auxence en Maine-et-Loire ponctuée par les Bois de Rougé, de Charmeraie et des Loges pour se terminer sur la Forêt de Bécon ;
Au nord, les forêts d’Araize et de Teillay marquent l’horizon (et la limite de la Loire Atlantique, l’unité se continuant plus au nord). C’est véritablement la forêt de la Guerche relayée en Mayenne par le Bois de Saint-Michel et la forêt de Craon qui terminent l’unité.

A l’ouest, la limite de l’unité est beaucoup plus subtile et progressive. Les caractères identitaires des paysages des deux unités paysagères voisines (les marches entre Anjou de Bretagne et les vallées des marches de Bretagne) se fondent graduellement : l’orientation des lignes de force du relief s’infléchit progressivement, la composition des haies bocagères change également (les conifères et notamment les pins apparaissent dans les haies), l’implantation du bâti devient plus diffuse.

Il s’agit d’une véritable transition paysagère très douce qui se traduit par un changement d’ambiances progressif.

A l’est, le relief orienté des marches entre Anjou et Bretagne s’atténue progressivement en franchissant la vallée de l’Oudon. Elle se termine sur le coteau ouest de la Mayenne.


Une transition douce s’opère vers le plateau faiblement ondulé autour du Lion-d’Angers au nord de la Forêt de Longuenée. Au sud-est, les marches entre Anjou et Bretagne se terminent sur la frange urbaine de l’agglomération angevine.


Les continuités paysagères vers les départements voisins

L’unité paysagère du bocage du Haut-Anjou s’inscrit, sur sa frange ouest, en continuité de l’unité paysagère des crêtes de Bain-de-Bretagne, identifiée dans l’atlas de paysages de l’Ile et Vilaine : « Les reliefs plissés créent une succession d’unités de perception d’un paysage rural bocager, cadré par des crêtes boisées et ponctué par des bourgs et des villages implantés sur les hauteurs.. ». Ces caractères, tels qu’ils sont décrits de manière synthétiques dans l’atlas des paysages d’Ille-et-Vilaine, correspondent à ceux de l’unité des marches entre Anjou et Bretagne.

Correspondance avec les atlas de paysages précédents

Les marches entre Anjou et Bretagne correspondent à la réunion d’unités départementales qui se correspondent et sont en continuité l’une par rapport à l’autre :

  • Les marches de Bretagne orientales dans l’atlas des paysages de Loire-Atlantique (2011)
  • Le Segréen dans l’atlas des paysages de Maine-et-Loire (2002)
  • Le Pays Ardoisier dans l’atlas des paysages de Mayenne (1999). La limite de cette unité a été déplacée vers le nord dans la mesure où les orientations du relief structurant le paysage se prolonge jusqu’à la Forêt de Craon

Consulter la carte interactive de correspondance entre l’atlas de paysages des Pays de la Loire et les atlas de paysages départementaux précédents.

Lien vers les atlas de paysages précédents ou voisins

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