Les enjeux des marais de vilaine


Unité paysagère limitrophe de la Bretagne et du département de l’Îlle et Vilaine qui a élaboré son atlas des paysages en 2014, les enjeux suivants sont en partie repris de ce document porté par le Conseil Départemental d’Îlle et Vilaine.

Faire converger la protection d’un patrimoine environnemental notable avec la valorisation des paysages et les pratiques agricoles

Le fond des vallées est largement couvert par les dispositions du site Natura 2000 « marais de Redon et Vilaine ». Les valeurs environnementales et paysagères se rejoignent notamment autour du motif des prairies, dont la présence assure aussi bien la valeur naturelle que les qualités visuelles et d’usages du site.

  • Préserver le foncier agricole de la pression urbaine pour assurer la durabilité des exploitations
  • Éviter les discontinuités des espaces agricoles dues au mitage urbain ou à l’usage récréatif des lieux
  • Anticiper les délaissés agricoles et veiller à la continuité des cheminements entre ville et campagne
  • Encourager la préservation et la requalification des anciens bâtis agricoles
  • Retisser des liens entre ruraux, citadins et touristes par le biais des réseaux courts de distribution et de la diversification agricole : enjeu de perception sociale du rôle des agriculteurs dans la gestion des paysages de l’unité

Conserver et restaurer une confluence ouverte et lumineuse

L’ouverture des vallées est aujourd’hui compromise. Alors que le site se « lit » grâce à l’ouverture lumineuse qui accompagne le cours des rivières, les implantations d’activité et les peupleraies ont ponctuellement rompu ces caractères.

  • Maintenir le caractère des séquences ouvertes et lumineuses, en veillant au maintien de l’agriculture, et en favorisant si possible les prairies
  • Ne pas replanter les peupleraies après leur exploitation
  • Intervenir sur les deux secteurs d’activité pour améliorer leur relation paysagère avec la vallée : non extension, traitement des franges, instauration de cheminements permettant d’apprécier la continuité ouverte, éventuellement projet à long terme de retour à l’agriculture, les zones étant soumises aux inondations de la Vilaine…

Valoriser un haut lieu des pratiques de plein-air

Les vallées, par les chemins de halage et la navigation, accueillent des pratiques de promenade. Un enjeu consiste à assurer la qualité du cadre pour les usagers qui sont aussi les habitants du secteur pour lesquels ces pratiques sont un avantage. Tout projet de territoire est ainsi à croiser avec les attentes liées à ces usages : accessibilité, aménagements d’accueil, gestion de la perception visuelle du cadre (ouvertures visuelles, structures paysagères).

  • Accueillir dans le respect des sites et de la qualité des paysages : assurer une découverte des marais compatible avec les activités qui participent à sa gestion
  • Valoriser l’écrin paysager du canal de Nantes à Brest
  • Assurer l’accessibilité aux paysages et favoriser les cheminements et continuités paysagères entre les espaces (développement des circuits pédestres et cyclables intégrés)
  • Porter une attention particulière à l’intégration paysagère des lieux d’accueil touristique ainsi qu’à l’aménagement des structures d’accompagnement (aires de stationnement, belvédères, bancs, hébergement…)
  • Limiter et homogénéiser la signalétique et organiser l’affichage publicitaire

Accompagner le développement de l’agglomération de Redon en prenant en compte les enjeux paysagers

Le site de l’agglomération, exceptionnel à plus d’un titre, présente des enjeux paysagers qui lui sont propres. Les structures paysagères dépassent largement les limites communales et impliquent, autour du site de la confluence, les communes voisines, appelant un vaste partage de la planification.

  • Valoriser des formes urbaines diversifiées qui permettent de retrouver des éléments architecturaux identitaires (implantation, gabarit, matériaux…) pour mieux maîtriser les dynamiques d’évolution en cours
  • Continuer à renforcer les accès sur les bords de la plaine par le réseau des supports de mobilité douce
  • Maintenir des coupures d’urbanisation et fixer les limites de l’urbanisation le long des coteaux
  • Recomposer avec le paysage environnant le cordon d’activité qui effectue la conurbation entre Saint-Nicolas-de-Redon et Redon, au-delà de l’effet vitrine perceptible depuis la RD 775. Retravailler les façades urbaines aux abords des axes routiers, à l’échelle de la vitesse de lecture des paysages. Assurer une perception qualitative des zones d’activités dans le paysage

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